Archive mensuelle de août 2008

où il est question d’assurance

Lors de la réunion publique du 16 août dernier à Saint-Etienne de Lugdares, une question anima vivement l’assemblée. Il s’agissait du coût de l’assurance que devait acquitter les propriétaires des terrains sur lesquels seront implantés les futures éoliennes. Certains ont affiché leur scepticisme, voire leur déception, lorsqu’il fut annoncé que les agriculteurs propriétaires de terrain au Cros de Géorand, qui avaient accueilli une éolienne, ont bénéficié d’une extension de garantie responsabilité civile pour zéro €.Avec tous le respect que l’on doit aux assureurs, force est de constater que la philanthropie n’est peut-être pas leur vertu première. Alors pourquoi c’est apparent cadeau. Tout simplement parce que le montant de la cotisation est équivalent aux risques d’accidents des éoliennes : presque nul

éolienne ardéchoise

« Il y a 50 000 grandes éoliennes dans le monde, dont certaines en fonctionnement depuis plus de 20 ans. Malgré cela, il n’y a jamais eu de morts, ni de blessés parmi les riverains ou les promeneurs, même si le risque existe comme pour toute activité humaine. ». Un avion peut toujours nous tomber sur la tête en nous survolant. Est-ce que pour autant nous devons interdire aux avions de voler ? De même les parcs éoliens sont accessibles au public, il est juste recommandé d’éviter de s’y promener par temps d’orage. Par temps d’orage, de toute façon, il est recommandé d’éviter de se promener.

où il est question de procès

affaire dreyfus

Caricature de Caran d’Ache, traitant de l’Affaire Dreyfus,le Figaro le14 février 1898

Libération du Vendredi 13 Juin 2008 

L’éolien en procès 

Pollution visuelle, bruit, coûts… Accusées de toutes parts, les éoliennes se défendent et gagnent du terrain en France. GUILLAUME LAUNAY 

Malgré ses 120 mètres de haut, l’éolienne ne fait pas la fière dans le box des accusés. Depuis plusieurs mois, elle est suspectée, en vrac, de se reproduire en dépit du bon sens en défigurant nos paysages, d’être à la solde de lobbys, de ne jamais tourner, de faire trop de bruit, et de ne pas servir à grand-chose. Côté accusation, des associations de riverains ou de défense des paysages, des élus, surtout de droite. Avec, comme figure de proue, l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing (lire page 6). En défense, la filière industrielle, où l’on retrouve la plupart des géants de l’énergie mais aussi nombre de PME, l’Etat, via l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) et la plupart des associations écolos. Compte rendu d’un procès passionnel où s’affrontent deux camps s’accusant mutuellement de mensonges et de manipulations. 

Ça se reproduit comme des lapins 

L’accusation. «Dire que la France est en retard, ça m’agace souverainement, tempête Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable, en pointe dans le combat «antiéolien industriel». «Ça pousse de partout.» C’est un fait, la production d’énergie éolienne explose : + 80 % entre 2006 et 2007, une multiplication par dix en cinq ans. 

La défense. Ça flambe, certes, mais comme on part de trois fois rien, la part dans la production d’électricité reste marginale. Selon le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité (RTE), 4 terawattheures ont été produits l’an dernier par environ 2 000 éoliennes. Soit moins de 1 % de la production totale, très majoritairement nucléaire. Mais la tendance à l’expansion est là, poussée par les objectifs européens (23 % d’énergies renouvelables en France en 2020) et le Grenelle de l’environnement. «Au sein de cet objectif, le Grenelle prévoit que l’éolien doit représenter environ 5 % de la consommation totale d’énergie, soit 10 % de la consommation électrique, détaille André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui représente les industriels de la filière. Notre chance, c’est qu’en démarrant plus tard que nos voisins allemands ou espagnols, on installe des machines beaucoup plus performantes.» Objectif annoncé, au moins 10 000 éoliennes dans douze ans. «On n’est pas en dehors des clous, mais il faut un peu accélérer le rythme actuel si on veut tenir ces objectifs», ajoute Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l’Ademe. 

Ça prolifère dans l’ombre 

L’accusation. Le développement de l’éolien se ferait dans la plus grande opacité, sous la pression du lobby du SER, qui fait miroiter des fortunes aux communes. «L’éolien industriel, c’est une énorme affaire financière, dénonce Jean-Louis Butré. Les promoteurs ont une puissance incroyable. C’est de l’écologie business.» Ce qui a amené le sénateur UMP Philippe Marini à déposer une proposition de loi qui imposerait un référendum local avant tout projet d’éoliennes de grande hauteur. Une proposition signée par 70 de ses collègues UMP (dont Hubert Falco, devenu depuis… secrétaire d’Etat à l’Aménagement du territoire auprès du ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo). «Les termes de l’échange sont déséquilibrés, justifie le sénateur de l’Oise qui se défend d’être contre les éoliennes. Il faut protéger les maires ruraux contre une sorte d’appat fiscal qui peut conduire à sacrifier le long terme.» 

La défense. «La France a un des systèmes les plus encadrés qui soient, répond Jean-Louis Bal, de l’Ademe. Pour un projet éolien, il y a 27 administrations à consulter ! Une enquête publique, ça ne passe pas inaperçu dans un petit village. On ne peut pas faire les choses de façon cachée ou obscure.» André Antolini défend son Syndicat des énergies renouvelables : «J’ai 150 adhérents qui font de l’éolien, ils ne s’appellent pas tous EDF ou Suez, il y a de toutes petites entreprises. Et un budget total de 1,4 million d’euros, ce n’est pas un lobby monstrueux.» Et de poursuivre : «Des collectivités locales ont des difficultés financières, ce n’est quand même pas criminel de leur apporter des ressources, ça permet souvent de développer des équipements publics.» Quant à la proposition Marini, «pourquoi pas des référendums pour construire une école ou un gymnase?» rétorque André Antolini. 

Ça coûte très cher pour pas grand-chose 

L’accusation. «L’éolien, ça n’arrête pas de s’arrêter, ironise Jean-Louis Butré. Il y a un problème viscéral de rentabilité. Si ce n’était pas subventionné, il n’y en aurait pas.» C’est un fait, si le vent à l’avantage d’être gratuit et disponible, il ne souffle pas tout le temps. Les opposants critiquent aussi la subvention à l’éolien, financée par le consommateur, qui la paye sur sa facture d’électricité, à travers la CSPE (Contribution au service public de l’énergie). L’électricité produite est en effet achetée sur quinze ans par EDF à un tarif d’achat fixe très au-dessus du prix du marché. Un mécanisme incitatif pour développer la filière qui agace le sénateur Marini : «L’installation d’éolienne est devenue un des meilleurs investissements financiers du moment.» Et d’appeler à un réexamen des tarifs d’achat. 

La défense. «On a en France trois bassins de vent. Il y en a toujours un qui souffle, argumente Jean-Louis Bal. En plus, c’est aux périodes ou on consomme le plus d’électricité qu’il y a le plus de vent.» En moyenne annuelle, une éolienne tourne à plein régime 25 % du temps. «C’est ce qui fait que la rentabilité d’un parc éolien est facile à calculer», souligne Nicolas Paul-Dauphin, responsable du développement d’Eolfi, une société qui finance et développe des parcs, filiale à 50 % de Veolia. A propos de la CSPE, l’Ademe a calculé que le coût moyen pour un ménage se monte à 60 centimes d’euro par an. Par ailleurs, aucune énergie, et surtout pas le nucléaire, ne s’est développée sans soutien financier de l’Etat. 

Ça n’est pas si bon pour l’environnement 

L’accusation. «On dit que c’est écologique, qu’on va sauver la planète, c’est un argument marketing relayé par l’Ademe, un mensonge national», dénonce Jean-Louis Butré. A l’appui, une étude de sa fédération, reprise par le Monde, «Plus d’éolienne, pas moins de CO2», et basée sur l’analyse de la production des pays en pointe, Allemagne et Espagne. Autre argument récurrent, l’éolien étant intermittent, il doit être compensé en cas de panne de vent par des vieilles centrales d’appoint bien polluantes. 

La défense. Ces deux assertions ont poussé l’Ademe à sortir la calculette, en appelant le RTE à la rescousse. «Il n’y a pas besoin de mettre en place de nouveaux moyens de production pour assurer la complémentarité de l’éolien, résume Jean-Louis Bal. Et l’éolien se substitue pour 75 % aux centrales thermiques fossiles.» Bref, «en 2008, il y aura environ 1,65 million de tonnes de CO2 évitées grâce à l’éolien. C’est certes peu par rapport aux 500 millions produites, mais ce n’est pas négligeable». Concernant les autres impacts sur l’environnement, notamment le bruit, les nouvelles machines ont fait de gros progrès. En témoin de la défense, nous avons été obligés de constater qu’au pied d’une éolienne picarde, et dans l’axe de cinq autres face au vent, il fallait qu’aucune voiture ne passe sur l’autoroute voisine pour percevoir le chuintement des pâles… Plus scientifiquement, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail a publié en mars une étude soulignant l’impact minime des nuisances sonores, glissant perfidement qu’«à l’extérieur, les émissions sonores peuvent être à l’origine d’une gêne, mais on remarque que la perception d’un inconfort est souvent liée à une perception négative des éoliennes dans le paysage». 

Ça va défigurer la France 

L’accusation. Le paysage, voilà le débat passionnel, le plus subjectif, le plus sentimental. Et là, c’est Valéry Giscard d’Estaing qui est monté au créneau dans le Point, en avril, en réclamant un moratoire, pour éviter «que le puissant lobby germano-danois des éoliennes s’attaque à la campagne française depuis la haute Auvergne jusqu’à Chartres». Jean-Louis Butré n’hésite pas à parler de «massacre de paysages», évoquant le spectre de «châteaux avec des éoliennes derrière». Nicolas Sarkozy lui-même, dans son discours de clôture du Grenelle, avait fait part de ses réticences esthétiques. Ce n’est d’ailleurs pas innocent si les associations les plus mobilisées contre les éoliennes sont celles de défense des paysages ou du patrimoine. 

La défense. «Depuis qu’on a lancé le développement à grande échelle, l’éolien est critiqué par une minorité très influente, tente de tempérer Jean-Louis Bal. M ais tous les sondages qu’on a fait montrent que la perception est très positive, y compris, et même davantage auprès des riverains, qui voient que ce n’est pas forcément moche, que ça ne fait pas de bruit, que ce ne sont pas des hachoirs à oiseaux.» Nicolas Paul-Dauphin, d’Eolfi, renchérit : «C’est assez bien reçu dans les campagnes. L’idéal, ce sont les zones de grandes cultures. Les habitants voient plutôt ça d’un bon œil, ce sont souvent ceux qui ont des résidences secondaires qui sont contre.» Et raconte que, dans la Somme, il a fallu déplacer une éolienne de quelques mètres car on en voyait le sommet depuis le haut de la cathédrale d’Amiens… à 30 kilomètres. André Antolini conclut : «Dix mille machines ce n’est pas monstrueux du point de vue de l’occupation du territoire. On ne va pas couvrir la France d’éoliennes.» Quant à Jean-Louis Borloo, il voit surtout dans ce débat l’illustration du syndrome Nimby (not in my backyard, pas dans mon arrière-cour), le même qu’on voit resurgir sur le développement du TGV. 

Alors, le verdict

La bataille des éoliennes rejoue-t-elle la guerre des anciens contre les modernes ? «Quand on s’oppose, on est un vieux con», déplore Jean-Louis Butré. «C’est peut-être un clivage générationnel», avance André Antolini. Au risque d’adopter une posture un peu «oui mais», on voit mal comment la France pourrait atteindre ses objectifs de renouvelables sans recourir (entre autres, et pas en premier) aux éoliennes. Et on cherche encore en quoi ces grands mâts plantés le long d’une autoroute ou en bordure d’un champ peuvent porter atteinte au paysage, même si le débat sur l’élégance de la machine est toujours susceptible de mettre le feu à un dîner (c’est vrai, il n’est pas nécessaire d’en parsemer sur des sites remarquables). D’autant qu’une éolienne, ça se démonte quasiment avec un tournevis quand on n’en a plus besoin, ce qui permet de changer d’avis. Cela dit, elles ne sont pas plantées sur notre balcon, et on ne sauvera pas le climat en se contentant d’en planter partout. Le jugement a été mis en délibéré en 2020. 

« Les justes causes ont raison de leur procureur. Elles ont juste besoin d’un peu de temps pour cheminer et gagner. »

 

où il est question du démantèlement d’une éolienne

Dans quelques années plusieurs milliers de cadavres d’éoliennes devraient hanter le paysage français. Raison de cette catastrophe écologique annoncée, plus personne pour assumer le prétendu coût faramineux du démantèlement. Les sociétés écrans gestionnaires auront bien sûr fait faillite, les paysans n’auront pas les sous pour payer et les collectivités seront jugées irresponsables…

En ce qui concerne la création du futur Parc éolien du canton de Saint-Etienne de Lugdares, Il faut savoir que les baux emphytéotiques seront signés pour 40 ans. Il faut savoir également qu’il est stipulé dans ces baux qu’en cas de cessation d’activité il appartiendra à l’exploitant de démanteler l’éolienne.

Au sujet du coût du démantèlement d’une éolienne, là encore les estimations vont de zéro le mégawatt démantelè (la récupération de la ferraille rembourse le coût total du démantèlement) à 300 000 € le mégawatt démantelé (source vent de colère).

 éoliennes

 Dans un souci de couvrir le risque d’une éventuelle défaillance du promoteur, le parlement a voté une loi qui contraint le promoteur à provisionner le démantèlement de l’éolienne. « Au terme de son utilisation, tout exploitant d’une éolienne est responsable de son démantèlement et de la remise en état du site (article L. 553‑3 du code de l’environnement). Il doit, au cours de l’exploitation, constituer les garanties financières nécessaires à ces opérations. » Cette loi (comme beaucoup d’autres) est en attente de la parution des décrets d’application. Ces décrets devraient paraitre avant la fin de l’année. Si toutefois les décrets n’étaient pas parus avant la signature des baux avec EDF Energies Nouvelles, cette dernière s’est engagée à anticiper l’application de ladite loi.

Cette loi met donc un terme à la polémique sur les estimations du coût du démantèlement d’une éolienne. Fermez le ban !

où il est question du lait de vache

lait de vache

Eoliennes du Cros-de-Géorand en Ardèche

Où il est question du prix des maisons

Samedi 16 aout à Saint-Etienne de Lugdares, lors du débat « éoliennes », en marge des interventions, le ton est monté dans le fond de la salle. Sujet de la presque échauffourée, le prix des maisons. Il faut dire que la dévaluation du prix des maisons est un argument très souvent présenté par les opposants aux éoliennes. Cet argument appelle plusieurs remarques. Tout d’abord en allant faire un petit tour sur internet vous trouverez autant de rapports pour dire que les éoliennes n’ont aucune incidence sur le prix des maisons que de rapports qui brandissent une dévaluation de 30% à 50 % du prix de l’immobilier. Autant d’avis divergeants, qui correspondent chaque fois à des situations particulières. Savez-vous par exemple que le prix du terrain à bâtir se négocie autour de 80 € le mètre carré à Vallon Pont d’Arc et 16 € le mètre carré à Saint-Etienne de Lugdares un rapport de 1 à 5. N’évoquons pas ici la vente de la maison Léopolda à Villefranche sur mer vendue 500 000 millions d’€ (plus de 5 fois la totalité des bénéfices réalisés par la filière éolienne aujourd’hui en France) à un Russe. Quand on sait que le roi des belges avait acquis cette demeure pour le franc symbolique. Tout cela pour dire que les extrapolations sont très hasardeuses en l’espèce.

On peut par contre en toute objectivité demander à ceux qui s’estiment être lésés, combien ils ont acheté leur maison ou combien a été évaluée leur maison en cas d’héritage. Ensuite appliquer une valorisation de leur bien à 6% par an (estimation taux d’intéret pour actualisation tract avenir nature). Prendre bien sur en compte tous les travaux entrepris durant ces années. Ensuite on pourra deviser sur des éventuelles pertes.

Nous ne sommes pas ici à faire du maquignonnage où estimer vendre avec une moindre plus value constituerait une perte. Quand on se situe dans une logique spéculative on doit être en capacité d’accepter la notion de risque.

maison Léopolda

 Acquise en 1902 par le des Belges Leopold II au franc symbolique, la propriété de huit hectares a été acheté par un oligarque russe pour 500 millions d’euros. : Photo Eric Dulière

où il est question de taxe professionnelle

Courant juin deux citoyens vigilants du canton de Saint-Etienne de Lugdares ont obtenu un rendez-vous avec quatre membres du cabinet ministériel d’Eric Woerth secrétaire d’Etat au budget. En effet après avoir eu communication des chiffres de la taxe professionnelle (TP) générée par le parc éolien de Cham Longe et collectée par la commune de Saint-Etienne de Lugdares et la communauté de communes, nos deux citoyens zélés sont partis à la capitale vérifier les calculs des services fiscaux ardéchois. Imaginez qu’il y ai eu des erreurs et que notre multinationale ait payé trop de TP !

Il est certain que les ressources générées par la TP collectée grâce aux éoliennes est un des arguments de ceux qui œuvrent pour la concrétisation du prochain Parc. Démontrer que cela ne rapporte rien, que les services fiscaux se trompent, eut été une aubaine pour les adversaires du projet. Aux dernières nouvelles cette démarche parisienne de vérification-dénonciation a fait long feu. De toute façon, s’il y avait eu erreur, appartenait-il à nos deux contribuables d’intervernir pour défendre les intérets de Boralex au détriment des ressources de la collectivité ?

oliennevache.jpg

Vaches paissant aux pieds des éoliennes de Saint-Clément en Ardèche.

Certains voudraient nous laisser entendre que les chiffres de la Taxe Professionnelle (TP) générée par les éoliennes sont compliqués, tordus et abscons. En fait il n’en ait rien. Ci-aprés démonstration.

La commune de Saint-Clément voisine du Mont Gerbier des Joncs, a installé sur sa commune deux éoliennes de 0,6 mégawatt de capacité chacune, le maire a communiqué le chiffres du montant de la TP collecté par sa commune. On dispose également des chiffres de la TP collectée pour Cham Longe.

La TP est fonction d’une part de l’assiette fiscale estimée par les services fiscaux et d’autre part du taux d’imposition appliqué par les collectivités. Par exemple à Saint-Clément le Taux d’imposition est de 23,69% alors qu’il est de 12% (commune + communauté de communes) à Saint-Etienne de Lugdares. Que ce soit à Saint-Clément ou à Cham Longe les services fiscaux ont estimé l’assiette fiscale du mégawatt (après abattement) à 103 000 € (plus ou moins 5% selon la capacité). Soit une taxe collectée de 27 000 € pour Saint-Clément (qui n’appartient pas à une communauté de communes) et 209 825 € pour Saint-Etienne de Lugdares et sa Communauté de communes.

Ci-après détail du cacul :

Saint-Clément 1,2 méga * 98 333 (assiette par méga) * 23,69% = 27 954 € de Taxe Professionnelle collectée.

Saint-Etienne de Lugdares : 16,5 méga *106 061 (assiette par méga) * 11,99% = 209 825 € de Taxe Professionnelle collectée.

Pour qui se donne la peine de prendre cinq minutes et de faire confiance aux services fiscaux pour l’évaluation de l’assiette fiscale, le calcul est à la portée de chacun.

où il est question d’un petit problème de calcul*

Petit problème posé à des élèves de CM1. 

Aujourd’hui en 2008, vous êtes une entreprise qui dispose d’un parc de machines capables de produire en tout 2 500 mégawatts/heure d’électricité.  Vos machines ne tournent à plein régime que le quart du temps. Vous vendez 83 € le mégawatt heures à EDF. Votre bénéfice est de 20 %  Des mesures gouvernementales vous imposent de décupler (multiplier par 10) votre capacité de production en 2020. Le groupe TOTAL a réalisé en 2008 un bénéfice de 16 milliards d’€ (Source hebdomadaire Marianne semaine du 15 aout 2008)

Questions

  1. Combien vous produirez de mégawatt en 2008 ? (4,5 points)

  2. Combien vous réalisez de chiffre d’affaires en 2008 (en milliards d’€) ? (3,5 points)

  3. Combien vous réalisez de bénéfice en 2008 (en milliard d’€) ? (2 points)

  4. Combien vous produirez de mégawatts en 2020 lorsque vous aurez atteint l’objectif gouvernemental ? (2 points)

  5. Combien vous réaliserez de Chiffre d’affaires en 2020 ? (en milliards d’€) (3 points)

  6. Combien vous réaliserez de bénéfice en 2020 ? (en milliards d’€) (2 points)

  7. Quand vous aurez atteint l’objectif fixé par le gouvernement combien d’années (arrondies à l’unité) vous faudra-t-il pour atteindre un bénéfice équivalent à celui du groupe TOTAL réalisé en 2008  ? (3 points)

En souvenir de ma maîtresse de CM1

où il est question d'un petit problème de calcul* dans benefice doc résolution petit problème

où il est question de santé

oleblog2.jpg

Les opposants aux éoliennes savent insinuer la peur. La peur de tomber malade, la peur de mourir qui rode en chacun de nous plus ou moins inconsciemment. Ils savent que jamais le rationnel ne peut combattre l’irrationnel.  Il est important de souligner que les dangers des infrasons relèvent du pur fantasme et que si certaines personnes peuvent constater des effets négatifs sur leur santé c’est parce qu’elles s’en sont convaincues elles-mêmes. Ce serait en quelque sorte un effet Placébo inversé. Le pharmacien Couet, nous fait répéter vingt fois matin et soir  »tous les jours à tous les points de vue je vais de mieux en mieux ». L’antiéolien nous incruste dans nos têtes « les éoliennes sont dangereuses pour ma santé, je vais tomber malade ». 

 Dans certaines tribus d’Afrique chaque enfant à sa naissance à un aliment Tabou. Toute sa vie il n’aura pas le droit d’y toucher sous peine de mourir. Dans une de ces tribus, un jour, un bon français a eu la délicatesse de faire manger à son insu une banane à un des membres de la tribu alors que c’était son aliment tabou. La mort ne l’a pas cueilli. Sauf que notre bon français n’a pas résisté après quelques jours à avouer sa farce. De cette farce notre malheureux a trépassé dans la nuit.

 oleblog.jpg

Etrangement depuis la série de fuites constatées au Tricastin les anti éoliens n’osent plus trop parler d’effets sur la santé. Il est vrai que la sagesse populaire a adopté depuis longtemps l’adage « de deux maux il faut toujours choisir le moindre ». Voici pour tenter de vous faire une idée « rationnelle » des risques encourus sur votre santée, suite à l’installation d’éoliennes, l’adresse de deux liens qui vous mèneront à deux rapports, l »un élaboré par « l’Académie de Médecine »

http://www.academie-medecine.fr/sites_thematiques/EOLIENNES/chouard_rapp_14mars_2006.htm et l’autre par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail(AFSSET).  http://www.afsse.fr/index.php?pageid=1862&parentid=523  

 

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